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vendredi 2 novembre 2007

Café Trottoir - Viger

Study - Weird weird day?.
This morning, I arrived late for the 8h30 mass, so I stuck around and waited for the 10h00 one.
After mass, I went to C.B.M like the week before to study and read the required chapters for my classes. But when I got there...I heard voices coming from the conference room...I thought I recognize Father Yvon, so I didn't want to disturb. I sat on the ground in the hallway, thinking that they might leave soon, but then, I heard one of their cellphone ring and that person said :"I'll call you back later, I am in a meeting right now". So I thought to myself that there is no way they'll leave soon, so I took all my stuff and left. I went outside and sat in front of the statue. It was chilly, but not too cold, and the sun warmed me. I was able to read a few pages from my tax's book when Father Yvon drove by in his red van. Good lord! If he is here, who is in the conference room! He asked my with surprised " What are YOU doing out here". I explained to him the situation, and he told me to come inside. I declined politely, but he insisted. I was doing fine outside. I never felt so...serene in my life., but gave up and followed him in. As he entered the room, the men inside left, so I stepped in happy to have a place to study. He then told me that he had to leave, and if I wanted to get settle in the office, but I said that I was fine where I were. About an hour later, a group came in, acting all surprised to find me in the conference room. I reserved the place every friday till I die! But I gave in after a few minutes, left them the room, and settled in the office. to be continued

Preparation - soup???
No sign of Sr Hang...good lord, I panicked...thinking the worst. - to be continued

Café Trottoir - Viger
I am thinking of sticking to Viger now. I love Bob 1. He is a sophisticated man, just unlucky, but wonderful man. He is the kind of man that you fall in love with because he looks like a cute grandpa.
We met:
Bob 1 - likes his coffee with 1 cream 2 sugars
Bob 2 - drunk - kissed me...3 times
Jacques - sleeping on the bench
Shandy - was shooting herself with drugs...likes her coffee with lots of cream and lots of sugar...
Stephane - is thinking of getting into a program, still needs to pass the exam though
René - stephane's friend.

We went into another park, where there was this design on the ground...it was a huge sun and when you step right into the middle, your voice changes, it's really weird and fun. So we stayed there a couple of minutes...actually, I was standing there watching the guys making weird noises, they were just so damn funny. I love them! Oh, I was with ricardo, karim and david. We get along pretty well so I am glad.


vendredi 26 octobre 2007

Café Trottoir - Viger

J'avais eu le temps de préparer les sacs à dos au courant de la journée - lorsque je prenais des pauses - alors rendu à l'heure de la messe, tout était presque fini.

Pour la messe de 18h00, nous n'étions pas beaucoup. Il y avait Judy, Daniel, Louis, Quan et moi. Joelle répondait à la porte.

Après la messe, de la soupe a été servis pour les personnes qui n'avait pas souper. Et les membres arrivaient à la suite de l'autre. La salle de rencontre était bondé! Il faisait chaud en plus. Yolande est arrivée par la suite avec les muffins et les pizzas. Il n'y avait pas beaucoup de muffins pour les itinérants, et beaucoup de pointe de pizza!

Tout le monde se mettait au travail, emballer, emballer emballer.

19h00, nous sommes allés dans la Chapelle pour la prière avant de partir à la rencontre des itinérants.

Cette fois-ci j'étais à Viger. En fait Sr Hang m'avait inscrit sur le tableau avant son départ pour Toronto. Elle m'avait mise avec Ricardo. Je ne me plains pas, je m'entend super bien avec lui, et nos conversations ne sont jamais plates lol. Donc nous étions 3 avec Karim. Sac à dos en main, cannettes et muffins, direction Viger!

Après s'être stationné, nous nous sommes dirigés vers le premier parc, ou Karim a fait la prière. Nous avons rencontré Bob et Bernard tous les deux sur un banc de parc. Ricardo et Karim les connaissaient déjà, car c'était leur 2e fois à Viger. Karime et moi, nous nous sommes occupés de Bob et Bernard, et Ricardo est allé voir un autre Bob juste à côté. De mon bord, c'était le silence, un peu inconfortable je dois dire - ne sachant pas quoi dire -. Karim leur a demandé ce qu'il leur manquait. Bob lui a répondu : " Un chez-soi". J'avais les larmes aux yeux. Son regard était triste...lorsqu'il a prononcé ces mots. Karim à donc reformulé sa phrase: "Qu'est ce qui vous manque, que nous pouvons vous apporter" Bob répondit cette fois: "Un sleeping bag". Le sujet de la température a donc débuter. Bob était content que la température n'était pas si pire que ça pour la fin de mois d'octobre. Mais bientôt l'hiver allait les recouvrir de sa blancheur froide. De son bord, Ricardo entretenait une conversation avec l'auter Bob, les deux avaient un sourire à leur lèvres. Ça m'a consolé sur le coup.

Nous les avons donc laissé à leur souper, vers un autre parc - désertique. Puis à un autre... Traversant rue après rue...nous sommes tombés sur Stéphane. Il quêtait de l'argent aux coins de rue. Il a demandé pour Joelle, mais elle était restée prier cette semaine. C'est moi qui avait pris "sa place" si je puis m'exprimer ainsi. Il avait un plan pour sortir de la rue. Il était fier de nous montrer l'annonce d'une formation quelconque déchiré d'un journal. Nous lui avons souhaité bonne chance et avons continué notre chemin. Vraiment, il n'y avait personne - à part des jeunes qui se dirigeaient vers un party quelconque d'Halloween-.

Nous sommes retournés sur nos pas, et j'ai été "choqué" par ce que j'ai vu. Il y avait une boîte fermée avec un cadenas, je ne savais pas ce que s'était au début, puis par la suite, j'ai compris. Un suppositoire de seringues souillées...Seigneur...Je ne pourrais jamais expliqué ce sentiment...

En retournant sur nos pas, c'était pour revenir au premier parc, avec les 2 Bob's et Bernard. On leur a offert un peu plus de café. Puis nous sommes retournés à la voiture. À 1 coin de rue, pendant que nous roulions, 2 itinérants quêtaient, nous avons fait un arrêt un peu dangereux, et baissé les fenêtres de l'auto pour leur offrir boissons bagel et gâteaux! Doré et son ami.

Puis nous sommes retournés à la Communauté. Toutes les équipes étaient de retour, à part Beaudry. Nous avons fait la vaisselle, et puis monté à la salle de rencontre. Il était encore tôt alors je jasais avec Quan, Trang et David, tous vietnamiens! C'est tellement rare que je sois en interaction avec des vietnamiens alors m'écouter parler vietnamien est une victoire en elle même! hahaha. Nous sommes retournés dans la Chapelle pour une dernière prière avant de retourner à nos "chez soi".

Comme d'habitude, Ricardo a déposé Karim à Brossard, et puis m'a raccompagné à la maison. En échange de ce service, je lui ai offert une boîte de rouleaux impériaux :D

Études et préparation du café trottoir

Studying

Today, I will be going to mass at 8h30...to pray for my uncle. Afterwards, I reserved a conference room in which I will be able to study for my monday exam.

Bon, j'avais débuté ma journée en anglais, et je vais continuer en français. Ce matin, je ne suis finalement pas allée à la messe de 8h30. Normalement, j'aurais été avec ma mère, mais ce matin là, mon petit frère avait un examen, et ma mère avait tellement peur qu'il rate le bus, qu'elle a fait le taxi. Elle a amené ma soeur à son travail, ensuite elle est retournée à la maison pour déjeuner. Nous sommes partis aux alentour de 9h00 il me semble. Je suis arrivée à la C.B.M 17 minutes par la suite, après m'être abordé dans le stationnement de l'Oratoire...Une femme et un homme se sont dirigés vers moi, me racontant leur histoire comme quoi ils venaient d'arriver à montréal, et venait de payer pour le déménagement, loyer, et avait entendu parlé d'une place qui offrait à manger pour 2$...elle me disait que ça allait être leur seul repas de la journée. Je leur ai donc parler du café trottoir...mais bon...je me suis penchée pour chercher dans mon sac à dos...et je n'avais pas de monnaie...rien que des billets...Je sachant pas si elle me racontait la vérité ou pas...je me sentais mal de ne pas l'aider...son mari, je crois, disais que ce n'était pas pour se droguer ou se saouler la gueule...j'ai donc sorti un billet de 5$...arg...Mais bon. Je préfère croire qu'elle m'ait raconté la vérité qu'autre chose, car de cette façon, je peux penser que je les ai vraiment aidé. Enfin bref.

Je sonne au centre Pèlerin, car Louis m'avait dit qu'ils allaient pouvoir me faire rentrer. En montant vers la salle de rencontre...bin...les locaux étaient barrés à clé...oops? Que dois-je faire? Je suis descendue pour voir si quelqu'un pouvait m'ouvrir, et quelle chance! Un monsieur du centre Pèlerin avait la clé Hourra! Je m'installe, et j'étudie gestion financière. En fait je rattrapais le cours perdu suite à mon absence - disons que je n'avais pas la tête à aller en cours - . Père Yvon est ensuite apparu, et puis plus tard, je pouvais entendre la voix de lui.

Vers 13h00, je crois, je me suis dis que j'allais diner, alors je suis passée par le bureau pour saluer Louis. On a parlé...longtemps :D en buvant du thé de jasmin...très bon!!! Très parfumé...

À 14h00, je suis retournée à mes études, étant donné que Louis devait travailler. 14h50...Louis me demande de répondre au téléphone, si jamais ça sonnait...il devait allé au collège pour la soupe. Il est revenu quelques instants plus tard.

Je retourne à mes études à nouveau. Les rayons du soleil venaient me réchauffer à travers la fenêtre...wow chaud...vraiment chaud. Surtout que je ne porte que du noir ces dernières semaines.

Louis a changé l'eau de l'aquarium, assez impressionnant dois-je rajouter! Il y a quelque chose d'attirant, voire hypnotisant, chez ces poissons...Ça calme, ça me fait oublier tous les soucis...

16h30, Louis et Daniel sont partis aller chercher café/soupe et bagel. Je suis restée pour faire du café. J'ai eu de la misère avec les quantités. 12 eau avec 6 cuillères à table de café. 12 eau??? 12 tasses??? 12 litres??? Oh oh!!! J'avais remplis la cafetière jusqu'au chiffre 12...p-e que c'est ça? Joelle est ensuite arrivée! Sauvée! Me suis-je dis! Mais non, elle n'avait jamais fais de café avec ces genres de cafetière. Bon, nous nous sommes mises à calculer, si 1 tasse = à 250ml, 12 tasses = 3 000 ml...= 3L? ...Bon...les calculs ne font pas de sens...je remplis un des thermos d'eau, et je le déverse dans la cafetière. Exactement sur le chiffre 12! Parfait. La première batch de café...me semblait pas très fort...Joelle disait que ça manquait de café. Mais nous buvons notre café fort...difficile de dire...Mais bon!


Café Trottoir

Sr Hang will be in Toronto, and I know how to do those stuff.

Café Trottoir, I don't know if I'll go or just go back home. I am not sure how I feel about losing another family member...

Je suis finalement restée pour le café trottoir, car j'avais l'impression qu'il allait manquer de personnel. Mais finalement, nous étions un bon nombre! L'expérience en tant que tel sera raconté dans un notre blog. tourlou!

vendredi 19 octobre 2007

Café Trottoir - Mont Royal

To be written

vendredi 5 octobre 2007

Café Trottoir - Mont-Royal

Ma 2e expérience du café trottoir a été géniale!

Date: Vendredi 5 octobre 2007
Lieu de rencontre: C.B.M sur Queen Mary
Heure: 18h00

Je suis arrivée...rentrée...montée...

Cette fois-ci, je suis arrivé bien avant 18h30, mais pas assez pour être à l'heure pour la messe de 18h00. Je me sentais mal d'avoir buzzé à la porte pendant la messe. Lorsque je suis montée, j'ai vu du coin de l'oeil Père Yvon et les autres dans la petite chapelle. Je ne me suis pas arrêtée, tellement j'étais gênée, alors j'ai continué d'un pied ferme dans la salle de rencontre, espérant que des boîtes de muffins m'y attendraient. J'ai remarqué que l'aquarium avait été remplis, et qu'il y avait des poissons déjà, et là, Daniel est rentré dans la salle en me tendant une feuille, me disant que je pouvais les rejoindre pour la messe. De mémoire je peux nommer; Daniel, Hélène, Sr Hang, Ann-Flore, Karim et Père Yvon, les personnes présentes.

Après la messe, d'autres nous se sont rajoutés à la fête, hehe. J'ai encore de la misère à "m'intégrer" réellement au sein du groupe. Tout le monde, en majorité se connaisse depuis un bon moment, et donc il y a des cliques d'amis déjà de formés. Je me sens souvent aliénée dans ce genre de situation. J'essaie toujours d'intégrer les conversations, mais des fois, ce n'est pas vraiment possible. Mais bon... qué le vamos a hacer, asi es la vida!

Sr Hang nous présente 2 nouveaux, frère et soeur, Quan et Trang qui sont respectivement au cégep et en secondaire 5. Trang est vraimen cute!!! Je pourrais la croquer tellement qu'elle est cute! A beautiful asian doll hahaha!!!

Bon revenons à nos moutons. J'emballais les muffins avec Ann-Flore...plus l18h30-19h approchait, plus de gens arrivait. J'étais sincèrement heureuse de voir Ricardo. C'est toujours le fun d'être en sa compagnie, un vrai petit comique.

On m'a demandé d'initier Quan au café trottoir, alors j'allais prendre le parcours Guy à nouveau.
Donc à Guy, nous étions relativement nombreux!

19h00, l'heure de faire une courte prière avant de partir à la rencontre des itinérants. Après la prière, il y a confirmation des équipes. Sauf que...je me suis faite sacrifiée et mise dans une autre équipe...de 2...incluant moi!!! J'étais avec André, un mec que je n'avais jamais vu auparavant...j'étais un peu stressée par cette idée...en plus, on allait faire le coin Mont-Royal.

André n'est pas une personne qui parle beaucoup, alors les moments de silence...il y en avait beaucoup et je les décris comme awkward... Nous avons stationné dans le parking de l'église - église ou j'allais quand j'étais enfant...là ou j'ai été baptisé en fait! - et nous avons marché vers le métro Mont-Royal pour voir si certains nous attendaient déjà. Personne...Alors nous nous sommes dirigés vers les marches de l'église. Un homme était dans les escaliers, entrain de dormir. Nous avons servis un homme qui ne semblait pas être bien. Il entendait des voix, et répondait...ça m'a chagriné de voir qu'il ne recevait pas d'aide pour cela. Lorsque nous lui avons servis à manger, il n'a pas refuser, alors j'étais bien heureuse. D'autres personnes nous ont abordé, nous demandant si nous étions de la l'Oratoire, s'étaient des habitués. Ginette, Donald et Gérard. Ils étaient tous heureux de nous voir. En fait, j'étais étonnée...ils n'avaient pas l'air d'itinérants...Ce que je dis peut sembler offuscant, comme quoi j'ai une idée de ce à quoi un itinérants devrait avoir l'air, mais c'est tout simplement le fait que je n'aurais jamais su s'ils ne m'avaient pas abordé.

Après avoir servis un bon nombre de personnes, nous avons marché longtemps...en face de l'épicerie 4 frères, un homme demandait de l'argent, et nous nous sommes arrêtés pour lui offrir à manger, mais il avait simplement soif et insistait à recevoir de l'argent. Nous n'avions plus de cannettes ... Nous l'avons laissé là, le coeur lourd. En marchant, André et moi nous nous disions que nous pourrions acheter des cannettes, et lui en offrir une...mais sur le chemin, il n'y avait pas de "place" pour en acheter. Nous avons passé devant un Jean Coutu, et nous espérions pouvoir acheter une caisse de cannettes, bien moins cher! Mais il n'y avait rien! RIEN! Nada!!! Niet!!! Alors André a décidé d'acheter dans la machine distributrice...canette par canette...à 75cents. Pas pire...mais ça aurait été bien mieux si nous étions rentré dans le marché 4frères et acheter une caisse. Enfin bref...nous avons fait l'autre côté de la rue...personne, à part un dormeur à qui on a laisser un gâteau et une canette. En retournant sur notre chemin, André est allé porter une canette à notre "quêteux"...et nous sommes ensuite retourné devant l'église. Beaucoup de monde y était regroupé. En fait, la popote-roulante de 20h n'était toujours passé, et il était rendu 9h moins quart! Nous avons littéralement liquidé tout ce que nous avions apporté!!! Un bonhomme français assez comique du nom de Serge était heureux de manger de la soupe, il en a remanger jusqu'à sa faim. J'étais heureuse pour lui. Pendant qu'André essayait de servir le café, je distribuais à la foule des petites gâteaux et muffins, et ensuite, je m'étais carrément mise par terre pour servir la soupe. Tout le monde en demandait! On a fini les 2 thermos de soupe. J'ai aussi rencontré Capone, un des itinérants les plus connus de montréal à ce qui parait. Il était fier de tenir en ses mains, dans une enveloppe, la première copie de la magasine Urbanik ou quelque chose comme ca. Il me faisait lire le transcript de son entretien avec un journaliste. Je pouvais voir sa fierté dans ses yeux. J'ai encore un sourire au lèvre à chaque fois que je pense à lui. Claude Lebert...il m'avait donné son nom au complet, était venu chercher un muffin. J'étais surprise avec lui aussi. Je n'aurais jamais su s'il ne m'avait pas abordé. Il m'a posé des questions sur le café-trottoir. Un jeune, stone, me essayait de me dire à quel point il trouvait que le vietnam était un beau pays sur photo. J'essayais de converser avec lui, mais il ne semblait pas capter ce que je lui disais...qui sait ce qui se passe dans sa tête...j'ai continué, espérant qu'il allait peut-être se souvenir de notre conversation. Nous avons donné à manger à ceux qui avaient faim...et ce soir là, cela m'a frappé...qu'aurait-il fait sans nous CE soir là, étant donné que la roulotte n'étais pas passé pour leur offrir à manger...Je ne pense pas que ce soit le hasard qui m'a amené là.

  1. Ginette
  2. Donald
  3. Gérad
  4. Claude Lebert
  5. Serges
  6. Claude
  7. Louis
  8. Dormeur
  9. Capone
  10. plusieurs inconnus...
Grosse soirée! Je n'ai pas analyser la soirée comme la dernière fois, car cette fois-ci je pense que j'étais là pour vraiment, mais vraiment parler avec eux. Une chose que j'aime, c'est parlé! Alors pour moi c'était formidable de converser, d'écouter ce qu'ils avaient à me raconter.

Nous sommes retournés à la C.B.M, l'équipe de Viger était déjà de retour, l'équipe de Place des Art aussi. Tout le monde était entrain de manger les restes de soupe. J'ai pris les 2 thermos et me suis dirigée vers l'évier pour faire la vaisselle, et puis Ricardo m'a carrément dit d'aller sécher ahahahaha. En fait il voulait dire d'aller essuyer la vaisselle pendant qu'il allait faire la vaisselle. Bon bon bon, un mec qui se croit bon à tout faire. Ça ma fait rire. Il me montrait, à MOI, comment faire la vaisselle, non mais pour qui il se prend celui-là haha. Il faisait couler l'eau chaude comme si nous pouvions gaspiller cette ressource, j'ai fermé le robinet...oh il m'a dit de retourné au séchage...lol. Après avoir fait ma vaisselle, il me regardait d'un regard fier, fier de ce qu'il venait d'accomplir. Ensuite la petite Trang est arrivée pour faire sa vaisselle, et Ricardo l'a laissé sans rien dire!!! I complained! Why?...euh...I wanted to do the dishes? He did mine, and didn't stop Trang from doing hers! What's up with that dude man. He said : " c'est simplement parce que toi, tu es agressive et elle calme" what kind of an explanation is that?! En tout cas...il y avait du café par terre, et Ricardo a demandé pour la moppe...il allait maintenant laver le plancher! Seigneur can a guy actually be this good?! He was funny...he mopped the floor...I sort off walked on the wet floor with my dirty shoes...O_o...and so did He!!! So he took paper towel, and placed them under his shoes...and started skating hahahahahah!!! HILARIOUS!


Nous sommes monté à la salle, remplir le cahier...replacer les thermos etc...et hop à la chapelle. J'allais m'assoir sur les coussins, alors j'ai enlevé la Bible, et en me tournant pour déposer la Bible sur l'étagère, un mec a pris ma place comme si de rien n'étais. Ricardo et un autre mec m'ont lancé un regard amusé, voire crampé! Ricardo s'est tassé et m'a donner une petite place à côté de lui, tout en riant.

Nous avons partager notre expérience, commentaires, histoires à se raconter.
Violence verbale dans un des groupes
Un homme qui n'était plus sur la rue désormais!
Un homme qui a tenu la main de Karim avec un des ces regards...

Père Yvon rappelais que lors de la messe du dimanche, il allait y avoir des prisonniers et la confirmation de ceux qui le désirait.

On a terminé à 9h50. En sortant de la petite salle de prière, Ricardo m'a offert de me reconduire à la maison, comme la semaine d'avant. Très serviable ce mec. :D Nous avons racompagné Karim sur la Rive Sud, et ensuite il m'a déposé à la maison. J'adooooooooooooore parlé et converser, alors j'en ai eu pour mon temps avec Ricardo!

Voilà! Pour une 2eme expérience, je suis contente.


vendredi 28 septembre 2007

Café Trottoir - Guy

Ma première expérience du café trottoir peut être résumé en un seul mot : Overwhelming!!!

Date: Vendredi 28 Septembre 2007
Lieu de rencontre: C.B.M sur Queen Mary
Heure: 18h30

Je suis arrivée...rentrée...montée...

Karel était entrain d'emballer des muffins, le voyant seul, je suis allée le saluer. J'avais un gros sourire sur mes lèvres, tellement j'étais contente d'être là. Mon regard était fixé sur le tableau blanc, sur lequel 7 colonnes avaient été tracé au marqueur vert. Je lis les titres (il en manque...je ne me souviens plus): Guy / Beaudry /Mont Royal / Viger / Place des Art /Prière
Certains noms étaient déjà indiqués sur le tableau blanc, dont Ricardo. Il est un nouveau membre comme moi. Il m'avait dit qu'il ne pensait pas pouvoir venir, et à ma grande surprise, le voilà qui était présent. J'étais heureuse, car je n'allais pas être la seule nouvelle, et cela me rassurait.
Karel nous a demandé de continuer d'emballer les gâteaux et les muffins qui allaient être distribués aux itinérants. Nous nous y sommes exécutés. La sonnette se faisait entendre, et à chaque sonnerie, d'autres venaient nous rejoindre. Au fur et à mesure que les gens arrivaient, les noms se rajoutèrent au tableau. Mon nom avait été inscrit sous 'Guy'...
Un thermos de soupe, un thermos de café, 2 boites de gâteaux (Joe Louis et May West), un sac de bagel, un sac avec des muffins, un sac avec des cannettes de coke...des goblets de crème et de lait, des sachets de sucre, des napkins, des bâtons pour mélanger et une liste avec des noms d'organisme, voilà ce que contenait chaque sac à dos.
Il est 19h00. Nous nous sommes rassemblés dans la petite Chapelle pour faire une courte prière avant de partir faire la rue Ste-Catherine.
Dans mon équipe, Karel, Sabine, Christine, Jean Louis. Notre trajet était à partir de Guy à McGill. Nous avons stationné dans le parking des Soeurs Grises. Au coin de Ste-Catherine et Guy, nous avons fait le Notre Père avant de débuter notre "mission". Nous nous sommes séparés en 2 équipes. Karel et moi; Sabine, Christine et Jean Louis. Chaque coté de la rue, nous commencions.
Tout au long de la semaine, j'imaginais...non, j'essayais d'imaginer dans quoi je m'embarquais. Anxiété, peur, nervosité et bien d'autres sentiments étaient au rendez-vous, mais ce soir là, j'étais heureuse, sourire aux lèvres...j'étais en paix. Je ne m'étais jamais sentis aussi bien, et nous n'avions même pas encore commencé.
Karel et moi discutions en marchant. Il m'initiait en fait à cet expérience. Lorsqu'on aborde un itinérant, s'assurer de se mettre à son niveau. Ça a du bon sens!!! Nous ne sommes pas là pour jouer au sauveur, mais simplement pour être un ami, une amie à ces gens.
Thérèse, une hispanophone est la première personne que nous avons rencontré. Elle était assise par terre, une pancarte entre les mains. Nous nous sommes assis auprès d'elle. Karel lui demandait si elle voulait quelque chose à manger, nous lui avons "réciter" les items que nous avions sur nous. Après lui avoir offert à manger, nous voulions nous assurer qu'elle avait tout ce dont elle avait besoin, pour manger à sa faim. Je voulais lui en donner plus, mais elle refusait, nous disant qu'il y avait d'autres personnes qui en avait besoin. Elle nous remercia de notre gentillesse, et nous avons continué notre trajet. Cette femme vivait dans la misère, non, cette femme vit présentement dans la misère, et elle pense aux autres. Elle trouve le moyen de penser aux autres. Compassion. Compassion est le mot qui décrit cette femme. J'apprends d'elle.
Un dormeur, un jeune dans sa 20taine était notre 2e rencontre. Il dormait là, devant les regards de tous, mais il semblait se fondre dans le décor du centre-ville. Ses souliers étaient bien alignés, ses effets personnels bien pliés et bien rangés. Enveloppé dans ses couvertures, il essayait de dormir. Nous ne voulions pas le déranger. Karel m'expliquait donc que lorsque certains dorment, il est préférable de laisser des aliments emballés afin d'éviter que les gens y dépose des déchets ou tout autres choses à l'intérieur pendant que ceux-ci dorment. J'ai donc pris une cannette et un petit gâteau que je remis à Karel qui est allé déposer près du dormeur, mais celui-ci refusa. Il n'y a pas de mal à cela, nous n'avons pas à le forcer. Fierté. Fierté est le mot qui décrit ce jeune, d'après ce que j'ai pu ressentir. Ce n'est pas tout le monde qui est en mesure d'accepter et de recevoir de l'aide d'étrangers comme nous. J'avais la gorge serrée...
Un peu plus loin, près des portes du centre d'achat, Roberto était assis au rebord d'une des vitres. Un homme dans sa 50taine...il vient de Budapest. Nous lui avons offert à manger, il a refuser au début, mais plus nous lui parlions, plus ce dernier semblait s'ouvrir et accepter notre aide. Nous lui avons offert une soupe d'abord, ensuite un bagel, un maywest et finalement un café. Il aime son café noir soit la manière dont sa mère prenait le sien. Il s'est ouvert à moi. Un petit commentaire qui m'a remplis d'émotion. Tristesse m'envahit. Il s'ennuyait de son chez lui...
Persévérance. Persévérance est le mot qui décrit Roberto. Malgré sa tristesse, il trouvait le moyen de me sourire, sourire que je lui ai rendu pendant qu'on lui servait à manger. J'avais mal aux jambes, mais ai-je droit de me plaindre? Je ne pouvais pas concevoir cette idée, je ne pouvais pas, surtout après avoir rencontré ces personnes. En offrant à manger à Roberto, un homme nous a approché: Robert. Il nous a demandé si nous avions quelque chose de chaud à manger. Karel l'a reconnu. Normalement, il est de l'autre côté de la rue m'a t-il dit. Nous nous sommes empressé à lui versé de la soupe...et encore. Il a bien aimé! Merci aux Soeurs de Sainte-Croix qui ont préparé la soupe. Je ne trouve pas de mot pour décrire ce que je ressentais avec Robert. Il semble venir et partir avec le vent sans soucis, même si je sais qu'il a un passé, une histoire qu'un jour il nous racontera peut-être.
De l'autre côté de la rue, un jeune dans sa fin 20taine ouvrait la porte aux clients, demandant un peu de monnaie. Karel le connaissait, il se faisait appelé Bobby. Nous essayions de ne pas le déranger dans son travail, nous lui avons donné du café. "How would you like your coffee Bobby? Anything is fine really. We have everything, cream or milk, sugar. It's up to you. 2-2 then. Thanks. "et avons continué notre chemin. Lui non plus, je ne sais pas comment le décrire, mais je sais que j'étais de plus en plus triste. J'étais heureuse de pouvoir leur offrir à manger, et discuter et passer du temps avec eux pour faire paraître la soirée moins longue, mais après...qu'allaient - ils faire?
Dimitri, un vieil homme dans la mi 50taine essayait d'offrir une belle rose aux jeunes femmes qui passaient sur le trottoir. J'ai capté le regard d'une des femmes qui l'évitait et c'est à ce moment que j'ai réalisé pour la première fois la personne que j'étais à leurs yeux. J'ai vu dans le regard des passants de la colère, mais en fait plus de "annoyance" que d'autre chose. Je me suis reconnue. J'ai déjà eu ce regard face à eux. J'ai leur ai déjà manqué d'intérêt. Quelque chose est venu me frapper à l'intérieur de moi-même. J'ai eu honte. Non, j'avais honte, honte de la personne que je suis. Cet incident m'a fait ouvrir les yeux, m'a fait ouvrir le coeur tout en serrant ma gorge. Je les mettais tous dans le même panier. Je les considérais comme étant pareil, mais en réalité, ce sont des individus à part entière, unique au monde. Je L'ai vu, Lui, parmi ces itinérants. Je me suis mise à les aimer. Esprit de partage. Esprit de partage décrit la personne qu'est Dimitri. C'est un homme formidable. Il a plein d'histoire à nous raconter et un sourire à nous offrir. Point avare, il partage avec les autres de la rue. Comme l'a si bien dit Christine, il ne pense pas au lendemain, il ne pense pas à ce qui pourrait arriver de pire, car il est déjà à ce stade, alors il partage ce qu'il a aujourd'hui. Belle leçon de vie.
La dernière personne que nous avons rencontré, Martin Hernandez. Un homme dans la 40taine je crois. Il était assis par terre, accoté contre le mur et le regard baissé. Nous lui a vons demandé son nom, et ensuite Karel s'est présenté et je fis de même. Lorsqu'il a dit son nom, je lui ai demandé "De donde esta usted", essayant de gagner sa confiance, de le mettre à l'aise. Il nous a demandé de quel organisme nous faisions partis et lorsqu'il a compris que nous étions chrétiens, son visage s'est illuminé. Lui aussi il est chrétien, et sa manière de saluer est simplement frôler son poing avec le notre. Sans torturer la langue espagnole, j'essayais de lui offrir quelque chose à manger, mais il n'avait pas faim, ni soif...il avait tout simplement besoin d'une couverture. Plus il essayait de nous expliquer sa situation, plus j'entendais ces pleurs étouffés. Il essayait de se ressaisir, d'être fort devant nous...:" llores Matin, no importa". Il nous a donc demandé de le laisser seul. Nous avons tout de même réussit à lui laisser un sac de bagel frais et des cannettes de coca cola. Il nous a remercié, et nous lui avons rappeler que nous venons à chaque vendredi...il nous envoya un sourire.

Tout au long de la soirée, j'avais un sourire aux lèvres, mais à chaque rencontre, quelque chose se passait en moi. Je voudrais tant faire plus, je voudrais tellement pouvoir les faire sortir de la misère...

Je veux continuer, je vais continuer à faire ce trajet. Je veux qu'ils me reconnaissent quand je passerais, je veux être une amie pour eux. Une personne à qui ils peuvent se confier...pour enlever un peu du fardeau qu'ils portent sur leurs épaules.

Cette expérience restera à tout jamais gravé dans ma tête...